Bon pour le service militaire !

video 25 janv. 2012 13885 vues 01h 21min 18s
Documentaire consacré à l'histoire du service militaire obligatoire en France, et en particulier à ses quarante dernières années, depuis 1962, la fin de la guerre d'Algérie, jusqu'à 2000, la fin de conscription, décidée en 1996 par le président Jacques CHIRAC. A travers un montage de nombreuses images d'archives et les témoignages d'anciens conscrits ayant effectué leur service pendant cette période, qui racontent leurs souvenirs personnels, expriment leurs sentiments et tirent le bilan de cette expérience, évocation notamment du déroulement du service militaire, depuis les "trois jours" jusqu'à la "quille", en passant par les classes, et récit de ce que cette expérience leur a laissé, pour certains, comme bons souvenirs : l'amitié, la camaraderie, l'apprentissage de la virilité, la formation à la discipline et la découverte d'autres pays, pour les marins, et, pour d'autres, comme mauvais souvenirs : les conditions difficiles, la discipline, parfois excessive, les brimades, les punitions, notamment l'enfermement au cachot, la confrontation quotidienne au racisme et à l'homophobie, les correspondances avec la famille et les épouses délaissées, les diverses tentatives pour se faire réformer, les objecteurs de conscience, le militantisme de certains appelés pour la réforme du service militaire, l'affaire des disparus de la caserne de Mourmelon et enfin le service militaire effectué en Allemagne. A travers ces récits, évocation également de l'évolution du service militaire, son déroulement et ses conditions, sur ces quarante ans, mise en rapport avec celle de la société française sur cette période.Le commentaire sur images d'archives, extraits de films et de vidéoclips alterne avec les témoignages d'anciens conscrits et de leurs proches.Liste des personnes interviewées :- Louis GIRAUDO, ancien soldat appelé,- Louis GELIN, ancien soldat appelé,- Jean-Louis JUGIEU, ancien soldat appelé,- Henri REPAUX, ancien soldat appelé,- Robert FOGLIATA, ancien soldat appelé,- René DEBONS, ancien soldat appelé,- Bernard GATHELIER, ancien soldat appelé, et son épouse Michèle,- Jean-Marie DESCOMBES, ancien soldat appelé,- Jean-Claude HURET, ancien soldat appelé,- Gilbert et Rosemarie OTT, objecteurs de conscience,- Jean-Louis BENOIT, ancien soldat appelé,- Robert PELLETIER, ancien soldat appelé, et son ancienne compagne,- Alex TAURUS, ancien soldat appelé,- Romuald LOUREL, ancien soldat appelé,- Philippe LOMBARD, ancien soldat appelé,- Christophe LE RET, ancien soldat appelé,- Djamel AMAZOUZ, ancien soldat appelé,- Olivier DEFINEL, ancien soldat appelé,- Hervé BAYLOT, ancien soldat appelé,- Dan KAKOUN, ancien soldat appelé.Depuis l'an 2000, il n'y a plus d'appelés, plus de bidasses. Certains pensent que la jeunesse d'aujourd'hui aurait besoin d'être encadrée et de donner du temps pour le pays. 'Bon pour le service militaire' est une plongée dans cette expérience intime et collective du service militaire racontée par ceux qui l'ont fait en temps de paix. Leurs récits sont une plongée dans l'imaginaire et le vécu des jeunes de ces cinquante dernières années, les rêves et les combats des générations qui se sont succédé, depuis la génération volontaire des années 1960, à celle contestataire des années 1970, et jusqu'à celle plus diverse et individualiste des années 90, en fait une page de l'Histoire de FrancePlongée dans l'expérience intime et collective du service militaire, racontée par ceux qui l'ont fait en temps de paix...Un documentaire de Philippe Bernard et Juliette CahenRéalisé par Juliette CahenUne coproduction : INA et Point du Jour, avec la participation de France 3Montage : François Althabegoïty et Yann CoquartCommentaires : Gaspard ProustFaire son service militaire, pour chaque jeune Français, pendant des générations cela a été un passage obligé. A vingt ans, on donnait un an de sa vie pour apprendre à défendre la patrie. On quittait ses parents, sa copine, ses amis... On attendait la convocation. On arrivait à la caserne. On passait l'uniforme. Ça y est, on y était. On faisait son service militaire.Depuis l'an 2000, il n'y a plus d'appelés, plus de bidasses. Certains pensent que la jeunesse d'aujourd'hui aurait bien besoin d'être encadrée et de donner du temps pour le pays. Ils regrettent cette occasion unique quand les enfants de la France d'en haut se mêlaient à égalité à ceux de la France d'en bas, toute couleur confondue.Mais alors pourquoi a-t-il disparu le service militaire ?Pour tous, le service ça commençait avec les classes : on apprenait à saluer, à marcher au pas, à tirer, à obéir aux ordres sans poser de questions, à faire son lit au carré, puis au bout de trois mois, on était incorporé, et on comptait les mois qui restaient entre les permissions et les punitions, en attendant la quille, le jour zéro, la délivrance finale...La nostalgie de ceux qui regrettent la disparition de ce rite de passage fait-elle bon ménage avec la réalité évoquée par nos témoins et que font revivre les films super 8 qu'ils en ont rapportés ?"Bon pour le service militaire" est une plongée dans cette expérience intime et collective du service militaire racontée par ceux qui l'ont fait en temps de paix. Leurs récits sont une plongée dans l'imaginaire et le vécu des jeunes de ces cinquante dernières années, les rêves et les combats des générations qui se sont succédées, depuis la génération volontaire des années 60, à celle contestataire des années 70, et jusqu'à celle plus diverse et individualiste des années 90, en fait une page de l'Histoire de France.Longtemps considéré comme l'un des piliers de la République française, le service militaire a pris fin en 1996, lorsque Jacques Chirac annonce son abandon. Depuis la fin de la guerre d'Algérie jusqu'à sa suppression, ce film propose de revenir sur cette institution qui a rythmé les "20 ans" de plusieurs générations au travers des moments symboliques : l'appel, les trois jours, l'incorporation, les classes, la vie en caserne, les manoeuvres, et enfin, la quille !En contrepoint sera développée une composante plus intime, sous forme de lettres ou de journal, avec entre autres les personnages féminins destinataires de ces récits que ce soit les mères ou les fiancées. Aussi, les conséquences du service militaire sur la vie intime des appelés seront abordées comme les ruptures amoureuses, les retrouvailles, peurs, engueulades ou rapprochements avec le milieu familial, voire les décalages avec la vie civile ou professionnelle." Apte "Le service, c'est un rituel. Ca commençait par une convocation à la visite médicale ou au conseil de révision. Le futur soldat se voyait alors apposer le fameux mot " Apte " sur sa fiche. Puis commençaient les trois jours, l'incorporation, les classes, la vie en caserne jusqu'a la quille, la sortie de la vie militaire...Le service militaire, pour certains appelés, c'était une sorte d'Eldorado. Ils prenaient le train Marine, ils allaient enfin pouvoir voguer sur les mers. Voir enfin du pays. Mais, pour d'autres, c'était tout simplement l'enfer. " Aptes ", alors qu'ils voulaient être reformés !- Garde a vous !- Pour tous les déconneurs, c'était direct le trou, les corvées, oul'incorporation dans les commandos de choc, comme le soldat Jean?Louis Benoit (3e RIRadolfsell, 1970), surnommé Cendrillon, à qui l'on attribuait toutes les sales besognes. Si la vie de la caserne rassemble, crée des liens et une bonne camaraderie comme celle qui existe encore quarante ans plus tard entre Henri Repaux et Jean?Louis Jugieu, elle est aussi régie selon la loi du plus fort, jalonnée d'injures racistes ou homophobes. Les révoltés, les militants comme le brigadier Robert Pelletier (19e RA Draguignan, 1974), les objecteurs de conscience comme Gilbert Ott n'ont qu'a bien se tenir. Les prises de risques sont grandes et très réprimandées.Car, être soldat, ça s'apprend. Marcher au pas. Obéir sans poser de questions. Faire son lit au carré. Jusqu'au jour J de la quille.La quilleLa dynamique du documentaire est construite comme un jeu de "quilles". Le tour de force est de parvenir à donner un rythme et de découvrir une société qui bouge et qui sort des rangs. De la première génération d'après-guerre enrôlée dans les rangs de l'armée aux derniers appelés de la génération black, blanc, beur de l'année 2000, l'évolution de la conscription accompagne l'histoire politique de la France.Rompez !Fin de la guerre froide. L'armée coute de plus en plus cher... Le dernier jeu de quilles peut tomber. Depuis 2000, on ne fait plus son service militaire. Après l'annonce de Jacques Chirac en 1996, suivie d'effets après 1998, l'institution datant de la Révolution française est alors enfin remaniée. L'armée est maintenant un choix et un métier.De 1962 à 2000, entre la fin de la guerre d'Algérie et la fin de conscription, plusieurs générations de jeunes gens ont fait leur service militaire en temps de paix. Qu'avaient-il dans la tête, ces appelés ? Comment ont-ils vécu cette expérience à la fois symbolique et très concrète ? Et à travers eux leurs femmes, leurs petites amies, leurs mères ? Comment ce rituel si enraciné a-t-il peu à peu perdu son sens et disparu à la fin du siècle dernier ? Le film est une plongée dans l'imaginaire et le vécu concret des soldats, dans leur expérience intime et collective, telle qu'ils la racontent eux-mêmes. Il fait revivre cette mémoire d'un temps (une année de la vie, la jeunesse, les vingt ans) et d'un lieu (la caserne) à part, source d'anecdotes mille fois ressassées et d'autres choses, tues, qui pourront surgir à cette occasion. C'est la 'culture' soldatesque qui est explorée à travers ces témoignages et ces archives... à travers des habitudes, des objets, des chansons, au départ chargés de valeurs collectives, puis tombés en désuétude et devenus emblématiques de la perte de sens du service militaire. Tous ces récits forment une sorte d'histoire de la jeunesse de ces quarante dernières années à travers la vie et la mort d'un rite collectif de passage vers l'âge adulte : ' le service '.

Production

France Télévisions, France Télévisions

producteur ou co-producteur

Institut national de l'audiovisuel, Point du Jour, Institut national de l'audiovisuel, Point du Jour

Générique

réalisateur

Juliette Cahen

auteur de l'oeuvre originale

Philippe Bernard
Juliette Cahen

scénariste

Philippe Bernard

commentateur

Gaspard Proust

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