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1991 : la découverte de la grotte Cosquer, trésor préhistorique

1991 : la découverte de la grotte Cosquer, trésor préhistorique

Une réplique de la grotte Cosquer, restituée dans le bâtiment de la Villa Méditerranée à Marseille, ouvre ses portes au public. A l'image de Lascaux, il est désormais possible de visiter cette cavité préhistorique découverte en 1985 dans les calanques.

Par la rédaction de l'INA - Publié le 03.06.2022
 

De la mer à la terre, nous vous emmenons du côté de la grotte Cosquer. Cette grotte préhistorique, accessible par la mer entre Cassis et Marseille, ne se visite pas mais la ville de Marseille a fait réaliser une réplique, comme pour Lascaux.

Depuis une base sous-marine imaginaire, par groupe de 6 personnes, il est désormais possible de visiter une restitution des lieux dans une atmosphère proche de l’originale. Le visiteur est guidé par les commentaires du comédien marseillais Philippe Caubère décrivant les 480 gravures et peintures pariétales. Le montage en tête d'article revient sur l'histoire de cette pépite du paléolithique.

C'est en 1985 qu'une grotte sous-marine est repérée entre Marseille et Cassis, au cap Morgiou. Elle est accessible par un tunnel long de 150 mètres dont l'entrée est à 35 mètres de fond. Un plongeur découvre son embouchure, il s’agit d’Henri Cosquer, le président du club de plongée de Cassis, qui laissera son nom au lieu au moment de sa déclaration officielle en 1991.

La grotte Cosquer est une avancée pour l’archéologie. Comme à Lascaux ou à Chauvet, les parois humides sont ornées de chevaux, bisons et aurochs, bouquetins et chamois, divers cervidés, un félin et des animaux indéterminés. En tout, 142 animaux. Mais parmi ces œuvres, datant de 27 000 et 19 000 ans avant Jésus-Christ, certaines interpellent les spécialistes, comme le précisait l'archéologue Jean Courtin en 1992 : « Il y a 40 mains négatives (…) Les grosses surprises sont les animaux marins. C’est la première fois en Europe qu’on a des pingouins représentés dans l’art pariétal. », précisait-il.

Des dessins uniques

Parmi les animaux marins représentés, il y a des phoques, des poissons et divers signes pouvant évoquer des méduses ou des poulpes. Du jamais vu ! Quant aux mains reproduites, témoignage émouvant de la vie des hommes du Paléolithique, elles ont été dessinées aussi bien en négatif (pochoir) qu'en positif (enduites de colorant et appliquées sur la roche).

En 2000, les parois de Cosquer on été modélisées par ordinateur, en réalité virtuelle. Ce travail allait enrichir les recherches des chercheurs du CNRS assistés par EDF. Guillaume Thibault, ingénieur nouvelles technologies à EDF, décrivait cette technique de pointe adaptée à l'art des grottes « en trois dimensions et en relief. Parce que les hommes préhistoriques ont peint en épousant les formes de la grotte. Et en relief, c’est incroyable ce qu’on peut voir, ces bisons qui semblent sortir des parois, c’est quelque chose qui vaut le coup ».

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