Fashion

Golden eighties

 Le documentaire « Fashion » revient sur l’évolution de la mode au cours des trente dernières années.
Dans le premier volet intitulé « golden eighties », nous découvrons comment quatre trublions (Thierry Mugler, Claude Montana, Azzedine Alaïa et Jean-Paul Gaultier) désacralisent la mode et lui redonnent un nouvel élan. Ces jeunes créateurs se font un nom grâce à leur audace créatrice, à coup de collections de prêt-à-porter délirantes, de couleurs déjantées et de mélanges bigarrés. Ils ne s’interdisent rien pour créer le buzz : lieux improbables, quartiers branchés. Looks hypes, soirées extravagantes.
Cette liberté de ton coïncide avec l’arrivée de la gauche au pouvoir. La mode devient un art et Jack Lang lui ouvre les portes du Carrousel du Louvre. Une reconnaissance officielle ! Confrontée à ses premières tempêtes, intimes ou financières, la nouvelle génération devra apprendre à durer.

 Anti fashion

 Le second volet de « Fashion » nous plonge dans une ambiance bien différente, celle du courant anti-fashion, né au début des années 90, sous l’impulsion de deux Japonais, Yohji Yamamoto et Rei Kawakubo.
Avec eux, bientôt rejoints par Ann Demeulester, Martin Margiela, ou encore Raf Simons, la frime des années 80 est remplacée par l’austérité des vêtements sombres.
Un seul crédo désormais : se sentir en harmonie avec soi-même et accepter ses défauts. Aux mannequins aux proportions parfaites, succèdent des adolescents blêmes et efflanqués, souvent androgynes. La figure emblématique de ce mouvement reste encore aujourd’hui celle qu’on surnomme « la brindille », Kate Moss.

 Go global

 Au cours de la décennie 90, les appétits financiers se réveillent et les créateurs doivent choisir entre rester indépendants ou rejoindre un grand groupe. Les grandes maisons en difficultés (Vuitton, Givenchy, Gucci) sont rachetées par des financiers désireux d’élargir leur champ d’action au secteur du luxe. PPR ou LVMH pilotent désormais la sphère de la haute couture et injectent des sommes faramineuses dans la création.
Ils permettent à de jeunes talents comme Stella McCartney ou Alexander McQueen de lancer leur propre griffe. Ils offrent à des créateurs, comme John Galliano, les moyens de se laisser aller à leur démesure naturelle dans des shows extraordinaires.
Mais la contrepartie peut s’avérer destructrice. Le créateur devient un directeur artistique qui doit tout superviser jusqu’à l’épuisement. Certains ne le supportent pas. Alexander McQueen met fin à ses jours en 2010, tandis que John Galliano s’isole et finit par "péter les plombs" ...
na.fr vous propose une incursion, sans fards et sans paillettes, dans le monde passionnant de la mode.

Rédaction Ina le 07/11/2012 à 11:40.
Dernière mise à jour le 11/04/2015 à 10:51.
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