2009, la réserve nationale engagée contre la grippe H1N1

Le gouvernement a lancé un appel aux réservistes sanitaires. Créée en 2007, lors de la crise du Chikungunya, la réserve sanitaire avait déjà été mobilisée lors de l'épidémie de grippe H1N1 en 2009. Focus sur cette organisation.

La pandémie de coronavirus oblige le système médical à se renforcer. Parmi les options utilisées, le report des opérations chirurgicales non urgentes et la réactivation de la réserve sanitaire, basée sur le volontariat des personnels médicaux et paramédicaux. Créée en mars 2007 en pleine crise du Chikungunya, cette réserve se compose de professionnels de santé et d'étudiants de filières médicales ou paramédicales, tous volontaires, formés à l'urgence sanitaire, et mobilisables en cas de catastrophe sanitaire.

En octobre 2009, l'alerte à la grippe A, dite H1N1, est à son maximum et les réservistes se préparent à renforcer le système de soins en cas de pandémie. Ce reportage décrit la préparation d'une équipe de volontaires qui ont "allègrement dépassé la soixantaine et ne sont plus en activité. Mais les voilà à nouveau en cours, aussi studieux qu'autrefois sur les bancs de la fac, le thème de leur journée de formation : la pandémie grippale."

Leur instructeur souligne que : "A peu près un tiers des cas graves sont des personnes sans facteurs de risques. C'est ça qui nous préoccupent dans cette lutte".

La journaliste précise : "Les stagiaires sont des médecins à la retraite de la région de Metz. Anciens cardiologues, réanimateurs, généralistes, ils ont accepté de faire partie de la réserve sanitaire. Ce dispositif créé pour renforcer le système de soin en cas de pandémie."

Thierry Coudert, directeur général de l'Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires (EPRUS) revient sur la genèse de la réserve "lorsqu'il y a eu la perspective, lorsqu'il y a eu l'épidémie de Chikungunya à la Réunion, c'est là que les pouvoirs publics ont eu le sentiment qu'il fallait effectivement prévoir une réserve de renfort qui, à partir du moment où les services classiques étaient saturés, puissent les suppléer ou en tout cas relayer leurs efforts."

Parmi les volontaires lorrains se trouve le docteur Gérard Hélas, médecin de campagne retraité. Il n'a pas hésité avant de se porter volontaire : "Ça m'a semblé presque une obligation d'être toujours utile. On ne peut pas abandonner tout ce qu'on a fait pendant plus de trente ans. Comme ça, du jour au lendemain, on tire un trait."

Avec ses collègues, ce médecin sera appelé pour renforcer le SAMU de Metz. Ils ne s'occuperont que de grippe, une maladie avec laquelle ils doivent se familiariser.

François Braun, le chef de service Urgences du SAMU CHR de Metz –Thionville les sensibilise à son tour : "Surtout ne pas mettre l'étiquette grippe sur quelque chose qui soit autre chose !"

A l'époque, la réserve sanitaire comptait près de 200 volontaires en France. Le ministère de la Santé en espérait le double d'ici la fin de 2009 mais il peinait à recruter pour des raisons de rémunérations jugées insuffisantes.

Sur son site le ministère de la Santé précise que "les missions sont réalisées sur la base du volontariat, avec l’accord de l’employeur s’il y en a un, et sur le temps de travail. Tous les frais sont pris en charge et les professionnels ou leurs employeurs sont indemnisés". 

En janvier dernier trois équipes de volontaires sanitaires (une soixantaine de personnes) ont été déployées pour accueillir les rapatriés français de retour de Chine. A ce jour, 21 000 personnes sont inscrites, mais " seules 3.600 sont réellement engagées ", dont 240 mobilisées dans le cadre de l'épidémie de coronavirus, indiquait sa responsable, l'ancienne députée socialiste Catherine Lemorton, mardi 10 mars sur RMC.

Pour aller plus loin

13 heures le journal : grippe H1N1, formation de médecins réservistes. (8 octobre 2009)

Rédaction Ina le 13/03/2020 à 14:05.
Dernière mise à jour le 13/03/2020 à 14:14.
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