1955

Jean Cocteau à propos du festival de Cannes

Après les félicitations d'usage sur les précédentes présidences de Jean COCTEAU qui a changé le style du festival, ce dernier parle de l'amitié nécessaire à la cohérence des groupes. Il ne s'intéresse aux choses que lorsque le coeur est en jeu. Il n'est pas un intellectuel et n'aime pas les intellectuels, il pense plus avec le coeur qu'avec la tête. Il fait partie de la race des accusés et non des juges, une position difficile quand on est président de jury. Sa philosophie serait plutôt "j'aime aimer". Chalais parle des films proposés au festival pour plaire et avoir un prix. Il a trouvé Pagnol (le président de cette année) moins épuisé que lui l'année dernière, mais constate que ce dernier a compris que c'était un travail et non un amusement. Jean COCTEAU revient de Rome où sont exposées certaines de ses oeuvres. Il parle de Picasso. Il vit à Saint-Jean Cap Ferrat et prépare son discours d'entrée à l'Académie Française et à l'Académie royale de Belgique. Cet exercice de style l'amuse beaucoup et il rappelle que tout ce qui compte a été subversif. Il veut rester subversif, bouger toujours. François CHALAIS le félicite pour son travail, Jean COCTEAU le trouve trop aimable. Ils se congratulent mutuellement.
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