Des témoins racontent la signature de l'armistice de 1918

1968

Le 11 novembre 1918 à 5 h 15, l'armistice était signé. Il marquait la fin des combats de la Première Guerre mondiale, la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne. Revivons cet événement à travers les souvenirs des témoins de cet événement historique.

A 11h00, le cessez-le-feu est officiel et les cloches de la liberté résonnent partout en France. Depuis trois jours, les généraux allemands et alliés se réunissaient dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d'état-major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne. De ces heures cruciales, la radio et la télévision ont conservé des témoignages exceptionnels.

 

René Millot, un télégraphiste averti...

A l'époque, il était télégraphiste au PC du maréchal Foch installé à Senlis. Dans la nuit du 10 au 11 novembre 1918, il était de service au poste de transmission. Avec le journaliste Roger Parment, il revient sur les lieux. Dans la cour où il était posté, il raconte comment, à 5h40, il a capté le message relayé par la tour Eiffel du maréchal Foch, annonçant l'armistice. Ensuite, il a transmis l'ordre de transmission aux armées...

Emile Riedinger, dans les pas du maréchal Foch

Autre témoin exceptionnel, le général Émile Riedinger, le chef du bureau de l'état-major du maréchal Foch. Le 11 novembre 1948, il racontait les détails des négociations. Il retrace ici le déroulement de la signature de l'armistice à laquelle il assista. Il décrit ensuite les conditions dans lesquelles fut réalisée la première et unique photo de cette négociation. (Audio)

1968

Monsieur Famechon : "C'est un souvenir inoubliable !"

Plus émouvant encore, le témoignage de monsieur Famechon, daté du 11 novembre 1953. A la radio, il relate de manière très vivante comment il vécut la signature de l'armistice à laquelle il assista en qualité d'adjudant-téléphoniste du maréchal Foch. C'est lui qui annonça au monde que la paix avait été signée. L'ancien combattant reconstitue la scène de son appel historique au centre télégraphique à Paris et à ses camarades à Senlis. Avec le même téléphone (il tourne la manivelle) il prononce à nouveau ses phrases historiques : "C'est signé ! Nous sommes en liberté. La guerre est terminée. Vive la France !" et il ajoute des sanglots dans la voix : "Ça a été un immense soulagement pour les Français. Malheureusement, il y a eu trop de morts !" (audio)

1953

Le général Weygand raconte

Parmi les généraux présents aux négociations, il y avait le général Weygand qui était alors le chef d'état-major du maréchal Foch. Le 11 novembre 1958, l'émission La caméra explore le temps revenait sur la signature de l'armistice et recueillait son témoignage. 

Dans cet extrait, le général Weygand raconte comment se déroulèrent les trois jours de négociations qui allaient aboutir à la signature de la fin de la guerre. Il raconte les faits par le menu. Voici la toute première rencontre des Allemands et des Français...

1958

"En apprenant l'arrivée des plénipotentiaires, je me suis rendu dans la chambre du maréchal Foch, je l'ai réveillé. Je lui ai annoncé qu'ils étaient là avec la fortune de l'Allemagne et il m'a dit de les convoquer pour neuf heures… "

Dans le wagon reconstitué, devant la table des négociations, le général Weygand décrit la scène : "J'ai précédé les plénipotentiaires allemands dans le wagon afin de leur faire prendre les places qui leur sont indiquées. A mesure qu'ils arrivent, je place presque au centre le président, monsieur Mathias Erzberger, secrétaire d'état, à sa droite le comte Oberndorff, ministre plénipotentiaire, à sa gauche le major prussien Von Winterfeldt, et le capitaine de la flotte impériale allemande."

Weygand va ensuite prévenir le maréchal pendant que les représentants allemands attendent debout…

En compagnie de ses chefs d'état-major, Foch demande à Erzberger ce qu'il vient chercher, ce dernier répond qu'il attend des propositions des alliés… le général Weygand décrit ensuite en détails la suite de la négociation... 

Comment Henri Deledicq faillit faire échouer l'accord de paix...

Dans la grande histoire, il y a aussi la petite histoire... Celle que nous raconte Henri Deledicq, qui était le secrétaire d'état-major du maréchal Foch et qui faillit bien faire "capoter" l'armistice ! 

Interrogé le 9 novembre 1968, Henri Deledicq explique comment, après avoir entendu un entretien privé entre le général Weygand et le major prussien Von Winterfeldt, il faillit se battre avec le représentant allemand et annihiler ainsi toute chance de paix ! Heureusement, la sagesse l'emporta... A la fin de l'interview, il nous révèle également pourquoi le texte officiel de l'armistice a été, par erreur, imprimé recto-verso…

1968

L’armistice, signé le 11 novembre 1918 marquait la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Son bilan était très lourd, pour l'ensemble des belligérants plus de 18,6 millions de morts, d'invalides et de mutilés, dont 8 millions de civils. Plus tard, le 28 juin 1919, à Versailles, allait être signé le traité de paix, qui mettait réellement fin à l'état de guerre.

Pour aller plus loin

L'armistice de 1918 (Article)

14-18 : Première Guerre mondiale (Article)

La guerre de 14-18 racontée par les poilus  (Article)

Mystères d'archives : 1918, les fêtes de l'armistice (Documentaire, Premium)

Rédaction Ina le 08/11/2018 à 17:02.
Dernière mise à jour le 08/11/2018 à 17:57.
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