Anselme et ses deux mamans : la vie ordinaire d'une famille homoparentale en 2008

Les couples hétérosexuels... mais aussi les femmes célibataires et les couples lesbiens. Elles aussi auront le droit d'être mères en profitant de la procréation médicalement assistée. L'ouverture de la PMA à toutes les femmes sera proposée par le gouvernement dans le cadre de la révision de la loi bioéthique en 2018, a annoncé mardi la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

Cette revendication était portée depuis des années par les associations LGBT et régulièrement rappelée, notamment lors des gayprides. Plusieurs couples de lesbiennes ont d'ailleurs bravé l'interdit français et se sont fait inséminer à l'étranger. Comme ce couple qui a témoigné devant les caméras de France 3 Nord en 2008. Deux ans avant, elles ont eu un petit garçon par insémination dans une clinique bruxelloise :

2008

 

Interrogée mardi sur RMC/BFMTV, la secrétaire d'Etat a affirmé que "cet engagement de campagne" serait "tenu". "En termes de calendrier, nous serons sur l'année qui arrive, 2018, probablement avec les révisions de la loi bioéthique", a-t-elle précisé. "Le comité d'éthique a émis un avis favorable, il n'y a rien qui nous empêche de rendre la PMA légale pour toutes les femmes", a-t-elle ajouté.

 

Marlène Schiappa a plusieurs fois estimé qu'il s'agissait d'une mesure de "justice sociale" permettant de mettre fin à une "forme de discrimination à l'égard des femmes lesbiennes et célibataires" et à "l'inégalité" entre celles qui ont les moyens financiers de recourir à des PMA à l'étranger et celles qui ne les ont pas.

 

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était dit "favorable" à une loi ouvrant la PMA "aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires", dans un courrier aux associations LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans). Il avait toutefois ajouté attendre l'avis du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) pour "construire un consensus le plus large possible". Fin juin, le CCNE s'est prononcé en faveur de cette évolution.

 

En juillet, la ministre de la Santé Agnès Buzyn s'était appuyée sur cet avis pour estimer, que "la France est prête". "Le conseil consultatif national d'éthique contient en son sein toutes les sensibilités. Donc s'il a rendu un avis favorable, je pense que la société est prête", avait-elle plaidé. Obtenir un consensus s'annonce toutefois délicat, la réforme risquant de susciter des oppositions, notamment celle de l'Eglise.

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