2001

Hommage à Albert CAMUS au cercle des amitiés méditerranéennes

Hommage à Albert CAMUS, et en sa présence, organisé au cercle des amitiés méditerranéennes par Maurice BERNFELD. - Au début : M. Peretz BERNSTEIN, ministre du commerce d'Israël, rend un hommage à Albert CAMUS, à sa valeur non seulement littéraire mais humaine, à l'occasion de son Prix Nobel (attribué le 10 décembre 1957) (9'15) - A 9'28 : M. Edouard De Santos (?), sud américain et fervent républicain espagnol, dit son amour commun avec Albert CAMUS dans les heures difficiles, à son goût pour la liberté et la justice, évoque le magnifique discours D'ALBERT CAMUS A Stockholm. "Vous êtes un homme qui écrit et qui pense, dressé contre les injustices. Vous invitez dans vos livres à des rendez-vous avec soi-même, Rendez-vous difficiles et rares. Vous êtes le représentant authentique de ce que la France est pour nous : "l'espérance du monde". (13'23) - A 22'56 : Marcel BERNFELD (?) explique ce que CAMUS A lui-même déclaré concernant Edouard De Santos. Il rend hommage à CAMUS considéré comme un Juste. - A 26'09 : René CASSIN, président de L'Alliance Israëlite Universelle rend hommage à l'oeuvre littéraire D'ALBERT CAMUS et parle des peuples méditerranéens dont les pays furent des foyers des plus grandes civilisations : Israël-Grèce-Rome. Les différentes facettes de la défense des droits de l'homme. Il lui demande de prolonger sa vie à travers ses oeuvres : "la relève exige des hommes", "Tant que la justice et la liberté auront des combattants, tant que la France pourra être appelée la "terre de refuge des exilés", tant qu'il y aura en France des littérateurs qui auront le courage de poser devant le monde entier des problèmes que d'autres n'osent pas poser alors nous savons qu'il y aura encore un abri et la justice et la liberté ne mourront jamais tant que des champions comme CAMUS se lèveront pour les défendre. (7'32) - A 34'11 : André ULER (?) commence par parler du mouvement sioniste "un mouvement donquichottisme qui a réussi", il loue ensuite Albert CAMUS d'avoir parfaitement compris et aidé le mouvement sioniste dans la construction de l'état d'Israël. Cite une phrase D'ALBERT CAMUS. "Un persecuté n'est jamais un innocent, le monde a horreur de ces victimes inlassables. Ils pourrissent tout et c'est à cause d'eux que l'humanité n'a pas bonne odeur". (4'00) - A 38'40 : discours du consul général d'Israël, Monsieur LOTAN (?) : assure à Albert CAMUS l'admiration et l'affection de son pays, il regrette qu'Albert CAMUS n'ait pu accepter l'invitation d'Israël, passe la parole à Albert CAMUS. (2'39) - 41'31 discours D'ALBERT CAMUS : Son embarras devant des honneurs qu'il n'a pas recherchés. Le prix Nobel. - Il dit son indépendance envers les partis. La difficulté de ce métier d'écrivain dans un monde déloyal et méchant. Sa liberté complète. - 46'10 : Une certaine droite lui reproche de signer trop de manifestes, la gauche de ne pas en signer assez. La droite lui reproche de ne pas écrire assez bien, la gauche de trop bien écrire. "Restez un artiste ou ayez honte de l'être. Parlez ou taisez-vous, de toute manière vous serez condamné. Que faire d'autre alors sinon se fier à son étoile et continuer avec entêtement la marche aveugle, hésitante qui est celle de tout artiste et qui le justifie quand même, à la seule condition qu'il se fasse une idée juste à la fois de la grandeur de son métier et de son infirmité personnelle. Cela revient souvent à mécontenter tout le monde. Pourtant, bien que je sente cruellement la déchéance de cette société je ne m'en sépare pas et je me comprends aussi dans l'accusation mais du moins je refuse d'ajouter à ses faiblesses... Il faut continuer de faire seul ce que l'on croit être juste." - 48'15 : "Je vis comme je peux dans un pays malheureux... Pourtant, ce n'est pas que je n'espère pas une autre vie.... Sans liberté vraie et sans un certain honneur je ne puis vivre. Il faut lutter sans trêve pour témoigner en leur faveur dans la mesure de nos forces. Voilà l'idée que je me fais de mon métier... C'est pour ces biens qu'il faut agir et écrire ".... - 49'30 : "J'ai essayé de respecter mon métier à défaut de pouvoir m'estimer moi même naïvement et j'ai essayé plus particulièrement de respecter les mots que j'écrivais puisqu'à travers eux je voulais respecter ceux qui pouvaient les lire et que je ne voulais pas tromper". Applaudissements - 49'58 : Ses luttes parfois épuisantes et inévitables et je sais qu'elles risquent aussi de me dessécher... Et de m'ôter cette grande joie de vivre sans laquelle un artiste n'est rien - 50'35 Il remercie ses amis de France et d'Israël ; " l'exemplaire Israël que l'on veut détruire... Mais dont nous devons défendre le droit de vivre... Après le massacre de ces millions de juifs et qui trouvons juste et bon que leur fils créent la patrie que nous n'avons pas su leur donner ". Applaudissements. Il cite ses amis d'Amérique du Sud et de la Colombie libre en particulier - 51'47 Sa dette envers les exilés espagnols dont l'amitié est pour lui la seule récompense qu'il puisse mériter" la fidèle, la loyale amitié espagnole qui m'a aidée à vivre ", Applaudissements - "Cette amitié là est la fierté de ma vie, elle est la seule récompense que je puisse désirer...". Il essayera de ne pas démériter face à cette amitié et lui restera fidèle. Bravos et applaudissements (13'34)
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