1958

Conférence d'ALBERT CAMUS sur l'Algérie et les écrivains algériens

Le 13 novembre 1958, l'Association "l'Algérienne" invitait, pour une conférence, l'écrivain Albert CAMUS au Cercle de la France d'Outre-Mer à Paris, devant un public restreint. - Le Colonel FORNARY, compatriote Français d'Algérie D'ALBERT CAMUS : vibrant panégyrique, ses qualités d'écrivain épris de justice, de morale et d'humanité, "l'esprit le plus libre et le plus lucide de ce temps", il invite à lire ses oeuvres et parle de la spécificité de son théâtre ; les événements de la Guerre d'Algérie "ces temps de tourmentes et d'angoisses, la folie où nous mourons", l'importance de l'attitude généreuse de CAMUS et en particulier l'Appel prononcé en janvier 1956 dont il cite un extrait où CAMUS souligne la communauté qu'est l'Algérie et qu'il ne peut se résoudre à voir devenir "une terre de malheur". - A 9'50 " - allocution D'ALBERT CAMUS : il considère que le fait d'être né en Algérie est une chance, bien qu'il doive aussi à ce pays des" leçons de malheur, devenues un peu lourdes aujourd'hui ". Il estime que les écrivains algériens ont fait leur devoir dans le modèle de ce que pourrait être cette" Algérie de demain "souhaitée en cet automne 1958 ; et dans cette" école "comprenant des écrivains pleins de talent, il y avait autant de noms arabes que de noms français. Ce groupe d'écrivains a illustré la fraternité de cette littérature nord-africaine qui a essayé de mettre à l'honneur les vertus de courage et de fidélité ; l'accueil parfois mitigé qu'ont reçu ses thèses en Algérie n'entame en rien son désir d'être considéré comme un représentant de cette Algérie nouvelle" que nous avons essayé de préfigurer dans notre littérature ".
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